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Les Allumés du Jazz

  Les Allumés du Jazz  , Octobre 2004, n°11

Le site des Allumés du Jazz est désormais en ligne et offre notamment la possibilité de télécharger les numéros 1 à 11 du journal du même nom – "une sacrée publication gratuite à la périodicité diablement aléatoire". L'Écho de MFA reproduit ici les chapeaux des articles du numéro 9, fraîchement sorti des presses. Vous pouvez aussi vous abonner gratuitement en contactant Les Allumés du jazz • 128, rue du Bourg-Belée • 72000 Le Mans • t. 02 43 28 31 30 • f. 02 43 28 38 55
Les Allumés du Jazz

Au sommaire du numéro 11

Notes d'indépendance (visions fugitives) par Jean Rochard
"S'oublier, oublier l'appareil, être vivant, regarder" était l'une des devises de Henri Cartier-Bresson, immense photographe disparu dans les brumes de l'été 2004. Cette phrase frappe par la nécessité d'incarnation : se recoller au présent, en être les acteurs en sachant l'observer. Le XXIe siècle s'éveille dans l'horreur, la confusion, la démission à toutes les échelles. Pas plus que de l'état du monde, les gens de musique ne peuvent se contenter d'être spectateurs de la dégradation de leurs propres outils. En Avignon en décembre, les Allumés du jazz tenteront modestement un peu de parole, une invitation à partager quelques vues avec leurs pairs de musique. Autre souvenir de partage : aux rencontres photographiques d'Arles en 1993, Cartier-Bresson, plein d'émotion, embrassait notre photographe Guy Le Querrec à l'issue du spectacle Jazz comme une image. Moments d'échanges. Nous pouvons aller mieux.

What's new ? par Jean Rochard
Comme pour chaque numéro du journal des Allumés du jazz, les labels présentent leurs propres nouveautés. Dix-neuf disques viennent grossir les rangs d'un catalogue riche de plusieurs centaines de références. Un nouveau label rentre aux Allumés : Emil 13.

Clic ! Clac ! par Jacques Thollot, Jacques Mahieux, Steve Arguëlles, Ramon Lopez, Simon Goubert et Christophe Marguet
En 1999, dans son disque Happiness is not a fish that you can catch, le groupe de rock canadien Our Lady Peace invitait le batteur Elvin Jones pour la chanson « Stealing Babies ». En 1971, Elvin participait à Zachariah, western psychédélique de George Englund avec Country Joe Mc Donald. En 2000, il jouait en duo avec Cecil Taylor... Après sa rupture avec Coltrane, le félin Elvin Jones avait inlassablement continué d'offrir sa pulsation généreuse partout où elle pouvait éclairer. Le plus grand volcan en activité battait un récit traversé d'images évocatrices. Avec ses peaux frissonnantes, il s'entourait de jeunes musiciens (Ravi Coltrane, Delfayo Marsalis...) à qui il donnait tout. Il leur apportait ses rêves, son amitié, ses espérances comme il les offrait simultanément à nous qui l'écoutions. À Michel Doneda qui le prévenait qu'il ne jouait pas du jazz, Elvin répondit : "Mais tu joues avec ton cœur, c'est ce qui compte." Il aimait partager, il ne savait faire que ça. Immergés dans son univers généreux, nous avons appris à nous ouvrir aux autres et à faire l'apprentissage de la vie pour rompre tout isolement. L'histoire d'Elvin Jones est une belle histoire de solidarité, de longs moments d'attente et de jours de bonheur intense, où résonnent les coups qui nous amènent à porter le regard vers l'horizon et les étoiles.

Directions : cover art propos recueillis par Francine Vanneau
Le phonographe fut inventé en 1877, le juke box en 1935 et le 33 tours en 1948. La pochette de disque illustrée n'attendit pas ce dernier pour naître sous les doigts du dessinateur et graphiste Alex Steinweiss en 1939. Vinrent ensuite Jim Flora et ses clins d'œil à Miro ou Paul Klee... L'association était lancée, solide. Gianfranco Pontillo, designer graphique de l'Ajmi, René Guyomarch', journaliste, et Thierry Mathias, producteur, font leur point sur l'art de la pochette chez quelques Allumés.

Penser la musique aujourd'hui : Didier Petit, le lien, l'outil, le temps propos recueillis par Jean Rochard
S'il apparaît à la fin du XVIe siècle (quelques années après le violon), le violoncelle ne s'imposera qu'à la fin du XVIIe siècle, reléguant la basse de viole aux oubliettes. Instrument trait d'union par excellence, il s'avère idéal pour la pensée et les pratiques de Didier Petit.

Le cours du temps : Joëlle Léandre en deux temps trois mouvements propos recueillis par Jean-Jacques Birgé et Raymond Vurluz
Femme en colère, musicienne nomade, contrebassiste improvisatrice, soliste contemporaine, Joëlle Léandre est un modèle incopiable. Sa tchatche méridionale, ponctuée d'onomatopées et d'imitations, se prête d'ailleurs mieux au solo qu'à la forme de l'entretien. D'autre part, seules les années de formation épousent ici la chronologie adoptée habituellement au Cours du temps, tandis que les portraits-souvenirs dessinent une activité professionnelle intense et une soif de rencontres intarissable.

Pierre qui roule : l'art de désynchroniser par Jean-Jacques Birgé
Producteur des disques GRRR, compositeur au sein d'Un Drame Musical Instantané, cinéaste épisodique, Jean-Jacques Birgé est aussi designer sonore pour le cinéma et le multimédia. Il effleure ici les relations qu'y entretiennent images et sons et expose certains aspects de sa démarche, en particulier celui de l'asynchronisme.

Flash : questions à Guy Villerd

Trois brunes libres

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