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Robert Latxague, Jazz Magazine, n°545, février 2004
Robert Latxague Jazz Magazine, n°545, février 2004
On ne sort pas forcément indemne de l'écoute d'un tel travail de fond. L'enregistrement réalisé "live en studio" trace un sillon d'exigence dans l'attention, la disponibilité nécessaires. Corneloup, dans ses partitions, ses directions, ses échappées volontaires, ouvre les vannes à une musique bien imbibée de peaux et métaux soufflés ou frappés. Séquences qui se suivent et ne se ressemblent pas, disposition en motifs géométriques serrés puis minimalistes, histoire de laisser à ces figures (libres plus qu'imposées) le temps de s'imprimer. On sent également la recherche de points de rupture axés sur les volumes (batterie), une savante célérité, les décalages (trombone), les décharges d'énergie (guitare). Puis d'espaces (« La Maison dort »), manière de donner du temps aux temps laissant ainsi s'installer formes ou volumes dans un crescendo maîtrisé. François Corneloup – telle était son intention – met en place un rituel de basse (« Tell ») à l'image des charpentes de bois précieux d'un Steve Swallow. Sous ce toit crépitent les flashes et autres arcs électriques de Ducret, Échampard dans ce domaine explosif n'étant pas en reste. Shakespeare à propos d'un autre univers de musique, le saxophoniste se plaît à le rappeler, aimait à considérer ≥un univers sonore qui s'organise≤. Excellent résumé du Pidgin en question.
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François CorneloupPidgin avec : François Corneloup, Marc Ducret, Éric Échampard, Yves Robert évidence/frémeaux & ass. - 2003 - ref : FA466